LE NÉPAL ET L’EAU
I- GENERALITES SUR L’EAU AU NEPAL ● Vous trouverez ici quelques faits et informations sur les ressources en eau potable au Népal. Ressources en eau potable, Important, Utilisation, Problèmes, Conservation au Népal L’eau est l’un des besoins fondamentaux les plus importants pour tous les êtres vivants. Environ 70% du corps humain est constitué d’eau. Les êtres humains peuvent vivre sans nourriture pendant un certain temps, mais pas sans eau. L’eau est le plus important pour la vie des organismes vivants tels que les plantes, les animaux et les hommes. Il est également essentiel pour l’agriculture, les industries. L’eau est utilisée à diverses fins, par exemple pour cuisiner des aliments, laver des vêtements, se laver, cultiver des cultures, effectuer des travaux de construction et produire de l’hydroélectricité. L’eau joue un rôle vital dans le développement d’un pays. L’eau potable est nécessaire pour une bonne santé. – « les citoyens sont en bonne santé, le développement d’un pays sera rapide. Ainsi, le gouvernement devrait faire tous les efforts pour fournir de l’eau potable pure à ses citoyens. Nous recevons de l’eau de différentes sources. Environ 71% de la terre est couverte d’eau et le Népal se vante d’être très riche en ressources en eau. Cependant, environ 20 à 25% de nos gens sont toujours privés d’eau potable. Les sources d’eau ne sont pas correctement utilisées. La situation de l’approvisionnement en eau dans les zones rurales et urbaines s’aggrave de jour en jour. En raison de la croissance rapide de la population, de l’industrialisation et de l’urbanisation, la demande en eau potable augmente tandis que les sources d’eau s’assèchent en raison de la déforestation et de la dégradation de l’environnement. Nous voyons souvent de longues files de femmes et d’enfants attendre leur tour pour collecter peu d’eau dans les villes. Les villageois dans les zones rurales ont besoin de marcher des heures pour aller chercher une jarre d’eau. Le Népal évoque des images de l’Himalaya, la paix, la tranquillité et l’eau volumineuse qui, si exploitée produirait de l’énergie hydroélectrique pour l’exportation, procurerait le confort d’un revenu facile. L’eau au Népal reste une contribution essentielle à la réflexion globale sur la complexité des eaux de l’Himalaya. ● Eau potable au Népal « L’eau, l’eau partout, mais pas une goutte à boire ». Dans la plupart des zones reculées et rurales, les gens boivent directement des sources comme les rivières, le printemps, les étangs, etc. Ces sources d’eau libre sont polluées et contaminées. Cette eau polluée est la principale cause des maladies d’origine hydrique comme la dysenterie, la typhoïde et le choléra. Chaque année, de nombreux enfants, enfants et adultes sont victimes de ces maladies. Beaucoup de ces sources d’eau se tarissent en hiver. Il y a un problème aigu de croissance démographique rapide dans les zones urbaines. La demande d’eau potable est très élevée mais difficile à satisfaire. La plupart des conduites d’eau posées à l’époque de Ranas ont peu ou pas de maintenance. En raison de l’insouciance des gens, l’eau est gaspillée lorsque les robinets sont ouverts après utilisation. Les gens doivent se lever tôt le matin et doivent attendre longtemps pour avoir un seau d’eau. Souvent, les gens doivent satisfaire leurs besoins en achetant de l’eau dans le secteur privé. II- L’EAU DANS LES VILLAGES Bien que le Népal soit un pays riche en ressources hydrauliques, l’accès à l’eau potable dans les zones rurales reste un problème majeur. Souvent, les gens vivent à flanc de montagne, sur le haut des collines ou le long de crêtes. Les sources d’eau, quant à elles, se trouvent souvent à des niveaux plus bas. Il n’y a pas de routes carrossables; les villages sont reliés entre eux par des petits sentiers plus ou moins aménagés. Selon la distance à laquelle se trouve le point d’eau, les femmes et les enfants (d’habitude les filles) peuvent passer plusieurs heures par jour à transporter de l’eau. Étant donné que les femmes népalaises sont aussi responsables des travaux agricoles, le temps consacré à la corvée d’eau pourrait être mieux utilisé à subvenir aux besoins de leur familles. Les jeunes filles, elles, pourraient aller à l’école. Avoir accès à l’eau potable permets aux villageois d’avoir un petit potager et plus d’animaux de ferme, ce qui améliore grandement leur qualité de vie. L’eau des rivières et des ruisseaux est souvent contaminée par les animaux et les humains, ce qui entraine des problèmes de santé comme la diarrhée: 13,500 décès d’enfants de moins de 5 ans au Népal sont attribués au manque d’eau potable et d’installation sanitaires, (UNICEF, 2005); il est estimé que 72% de la mortalité totales au pays est reliée à des services d’eau potable et sanitaires inadéquats. Ce problème est aggravé par le manque de toilettes; seulement 35% des Népalais possèdent des toilettes, les autres se servent des champs. Le lavage des mains après être allé aux toilettes ou avant le repas est un luxe que seuls ceux qui disposent de suffisamment d’eau peuvent se le permettre. Dans les écoles, les projets d’eau sont presque toujours jumelés à la construction de toilettes, ce qui permet de donner des cours d’hygiène de base aux enfants. Ce sont des connaissances que les enfants ramènent à la maison, diffusant ainsi les informations à leur famille et à la communauté en général. Dans la vie des villages, l’approvisionnement en eau est donc un sujet très important. Soit que l’on doit se lever dès 3 heures du matin pour aller chercher l’eau au point le plus proche parfois situé à des heures de marches. Il faut marcher et porter la charge de 7 à 77 ans. Soit qu’il faut veiller à l’arrivée d’eau quand la distribution est régulée depuis des tanks de stockage et remplir ses propres moyens de stockage. L’eau dans beaucoup de domaines: pour la santé, la cuisine, la toilette, les toilettes, pour laver le linge, pour arroser, pour alimenter les bêtes etc. L’eau c’est un pôle majeur dans le quotidien. III. PROJET A- Pourquoi un projet eau? ● L’eau potable est un des sujets les plus important dans les villages, autant pour les besoins personnels des villageois que ceux de leurs animaux. Lorsque l’eau n’est pas disponible, les gens doivent déployer beaucoup d’énergie pour aller la chercher, souvent loin de chez eux, ou encore ils utilisent de l’eau contaminée. ● L’accès à l’eau potable est le point de départ de plusieurs autres projets tels que la santé et l’agriculture. B- Les résultats constatés : ● Retombées globales: augmentation du cheptel d’animaux et du nombre d’habitations; amélioration de l’hygiène; accroissement de l’agriculture. ● Dans les villages très affectes par le séisme de 2015, les habitants reviennent pour reconstruire leurs maisons dès que l’eau est disponible. C- Il existe plusieurs déclinaisons d’un projet eau : Un système simple de captage de l’eau à la source, alimentant de tanks en plastique à partir desquels l’eau est acheminée par conduit plastique. Le coût d’un tank repose sur une équation simple : “si le tank contient N litres, son coût est de 10N”. Ainsi, un tank de 2000 litres, par exemple, coûte donc 20000 nrs ; Un système de tank en dur: pierres, ciment, ferraille, vannes et conduits. Tout dépend de la capacité du tank, du nombre de maisons à servir. En général, on associe le tank à des fontaines situées intelligemment afin de servir toutes les familles ; En général, les systèmes d’eau potable comprennent un réservoir de captage, un réservoir de stockage, des tuyaux de plastique et/ou d’acier galvanisé et des fontaines. Un système plus sophistiquée avec tank de rétention à la source et des pompes électriques qui vont monter l’eau au tank situé plus haut à partir duquel l’eau sera distribuée à toutes les maisons par des fontaines . Système électrique qui nécessite un panel board électrique. Plus coûteux mais très performant si l’ergonomie est bonne. Le coût tenant allant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros ; Système avec pompe solaire. Partout où nous sommes allés, même constat. Des constructions en ruines et une problématique commune à tous : l‘approvisionnement en eau. Parce que les sources ont été détournées par le séisme; parce que les canalisations ont cassé ; parce que le tank a éclaté pendant le séisme de 2015. D- Etapes dans la construction d’un système d’eau sont les suivantes : ● Repérer une source d’eau dans la zone concernée. Vérifier que la qualité de l’eau est bonne et s’assurer que le débit est suffisant pour les besoins. ● Construire un réservoir de captage et rétention d’eau fermé, en ciment; avant d’arriver au réservoir. ● Construction d’un réservoir de stockage d’eau en ciment avec couvercle soit avec un système d’écoulement par gravité (GFWS), c’est-à-dire que le réservoir de stockage se trouve à une altitude plus basse que le réservoir de captage. De même, les fontaines qui desservent les villages, se trouveront à une altitude plus basse que le réservoir de stockage. ● Creusage à la main d’une tranchée de 90cm de profondeur pour enfouir un tuyau en PVC (plastique) qui reliera le réservoir de captage au réservoir de stockage d’eau. La distance peut couvrir plusieurs centaines/milliers de mètres. Lorsqu’on ne peut pas creuser sur une partie du trajet pour une raison quelconque (rocher, eau), un tuyau en métal est utilisé à la surface du sol. ● Creusage à la main d’une tranchée de 90cm de profondeur pour enfouir un (ou plusieurs) tuyau en PVC (plastique) qui reliera le réservoir de captage aux fontaines qui desservent les villages. Habituellement, une fontaine dessert de 4 à 8 maisons, selon la densité du village. E- La contribution des bénéficiaires locaux : Il est à noter que comme pour chacun de nos projets, chaque famille contribue par la force de son travail, selon ses moyens : creusage, transport du sable, du gravier, du ciment, lavage du sable etc. Nous fournissons les matériaux et les villageois et villageoises fournissent le terrain pour construire le tank de stockage et une partie de la main d’œuvre. F- La maintenance : Même si un système d’eau (ou autre projet d’infrastructure) est bien construit, sa survie à long terme est loin d’être garantie si un suivi n’est pas prévu. C’est pourquoi nous insistons sur l’importance de former des groupes communautaires d’utilisateurs pour s’occuper de la maintenance des installations. Rédacteur : Alain LAVILLE Email : alainpact@hotmail.com